Personne n'affiche de prix dans ce métier, et c'est agaçant quand on prépare un budget. Voici ce qui fait varier le montant, et ce que contient chaque fourchette. Ce sont les tranches réelles de nos devis.
Recevoir un chiffrage sous 24hUn film se paie d'abord en journées : repérages, tournage, interviews. Une journée de plus, c'est une équipe, du matériel et de la lumière en plus.
Un film qui tient vient d'un angle trouvé avant le tournage. C'est le poste le moins visible et celui qui change tout le reste.
Un montage se compte en jours, pas en heures. Étalonnage, mixage, sous-titrage et versions courtes s'ajoutent au montage principal.
Drone, machinerie, comédiens, musique originale, motion design : chacun ajoute une ligne, et chacun se voit.
Un format court, une journée
Le film de marque
La production complète
Le dispositif
Une journée de tournage, un montage resserré, un livrable principal et ses versions verticales. Le format qui convient à un premier film ou à un sujet unique.
Un format court, une journéePlusieurs journées, des interviews, un habillage graphique, une musique travaillée et une série de formats courts pour les réseaux.
Le film de marqueÉcriture longue, plusieurs lieux, comédiens ou moyens spéciaux, une série de films plutôt qu'un seul. Le budget d'une campagne, pas d'un objet.
La production complèteCampagne pluri-mois, tournages multi-villes ou internationaux, déclinaisons publicitaires. On construit alors un plan, pas un devis.
Le dispositifCombien de jours de repérage, de tournage et de montage. C'est la première ligne à lire : tout le reste en découle, et c'est elle qui explique l'écart entre deux devis.
Un réalisateur seul, ou une équipe avec cadreur, son et lumière. Un devis qui ne dit pas qui vient ne dit rien.
La durée du film, le nombre de versions, les formats. « Un film » n'est pas un livrable : « un film de deux minutes en 16/9, plus trois verticales de quinze secondes » en est un.
Combien de passes de corrections sont comprises, et ce que coûte la suivante. C'est là que naissent la plupart des litiges.
Musique, voix, images d'archive, personnes filmées : pour quelle durée et quels supports. Un film qu'on ne peut plus diffuser dans deux ans n'a pas le prix qu'on croit.
Une date de tournage, une date de première version, une date de livraison. Trois dates, pas un délai vague.
Divisez chaque devis par son nombre de journées de tournage et de montage. L'écart apparent se réduit souvent à un écart de temps prévu, pas de tarif horaire.
Si un devis prévoit une journée là où l'autre en prévoit trois, ils ne chiffrent pas le même film.
Un film de deux minutes livré seul et un film livré avec ses déclinaisons verticales, ses sous-titres et ses versions courtes ne se comparent pas. Le second coûte plus cher parce qu'il donne plus de matière à diffuser.
Un devis nettement moins cher a presque toujours retiré quelque chose : l'écriture, l'étalonnage, le mixage, les droits musicaux, ou les corrections. Ce n'est pas malhonnête, c'est un périmètre plus étroit. Encore faut-il le voir.
Un montant rond sans nombre de journées ni liste de livrables n'engage personne. Il se renégocie au premier imprévu.
Demandez s'ils sont inclus. Sur un tournage à deux heures de route, la différence n'est pas symbolique.
Une musique prise sans licence peut faire retirer le film d'une plateforme, des mois après la livraison. Le devis doit dire d'où vient la musique.
Précisez qui garde les rushs et pour combien de temps. Sans cette ligne, une modification dans un an peut coûter un nouveau tournage.
Parce que deux projets qui portent le même nom peuvent demander une journée ou trois semaines. Afficher un prix unique reviendrait soit à mentir, soit à facturer tout le monde au prix du cas le plus lourd.
Seulement si le périmètre change, et dans ce cas un avenant est établi avant que le travail supplémentaire commence. Le montant signé ne bouge jamais tout seul.
Ils sont indiqués séparément dans le devis quand le tournage a lieu hors de nos zones habituelles. Rien n'apparaît sur la facture qui n'était pas dans le devis.
Trois informations suffisent pour un premier chiffrage : ce que le film doit provoquer, où il sera diffusé, et pour quand. Le reste se précise à l'oral. Nous répondons sous vingt-quatre heures avec un montant ferme, un calendrier et un périmètre écrits.
Non. Tant qu'il n'est pas signé, il ne vous engage pas, et il ne se facture pas. Un devis payant dans ce métier est une exception, pas la règle.
Aucune sur la structure du prix : dans les deux cas ce sont des journées, de l'écriture, du montage et des moyens. La différence est dans l'intention. Un film institutionnel présente l'entreprise, un film corporate sert un objectif commercial précis, et cet objectif change souvent la durée et le nombre de versions.
Le travail non. Le déplacement oui, et il est écrit dans la proposition plutôt que découvert après.
Prix
L’équipe a su comprendre nos enjeux et retranscrire avec justesse l’esprit du CEF49 à travers des images fortes et sincères.
Dites ce que vous voulez, sans jargon. Le studio déduit l'équipe et le déroulé, et vous donne la fourchette tout de suite. Le devis chiffré arrive sous 24 heures ouvrées.
Étape 1 sur 6